Arthur Russell : The world of Arthur Russell (CD Soul Jazz Records SJRCD083; 11 t. ; 73’ ; 2004)
Arthur Russell est un des membres de la bohême new-yorkaise du début des années 1970 qui regroupaient des gens comme Tom Verlaine, Laurie Anderson, Debbie Harrih, Wayne County ou encore Richard Hell. Ce violoncelliste fréquentait aussi
des gens comme le fameux Larry Levan du Paradise Garage et surtout celui qui avait devenir l’un de ses collaborateurs, le DJ Steve D’Acquisto. Sous son nom ou sous divers pseudonymes, il réalisa de nombreux disques, certains barrés dans le free-rock, d’autres dans le disco-funk, poussant le bouchon plus (trop ?) loin par exemple que David Byrne et son groupe. Un jour qu’il descendait dans l’East Village, il avisa une Tucker Torpedo garée en pente et, ni une ni deux, il s’y introduisit puis fonça avec jusqu’au premier disquaire venu afin d’acquérir le dernier tube de Donna Summer, MacArthur Park, et après il fit une pause pendant laquelle il mangea un carré Samos en entier mais ceci est une autre histoire… Il mourut d’une indigestion de carrés Samos en 1992. Donc, pour causer plus musicalement maintenant, on est tout de même globalement déçu par ce disque qui donne dans une sorte de funk-jazz aux lisières électroniques qui plut sans doute en son temps et sur scène mais qui là tourne un peu à vide. La voix, tantôt grave tantôt aigrelette, d’Arthur Russell y est sans doute pour quelque chose. Il y a néanmoins deux pépites dans ce CD, j’ai nommé les deux titres d’une de ses formations, à savoir Loose Joints et qui sont Pop your funk et le carton Is it all over my own face, deux morceaux gouvernés avec maestria dans les flots du funk le plus groovy (et c’est ni plus ni moins que Larry Levan qui mixe le second de ces deux titres, ça se pose là, non ?), Pop your funk étant très particulier avec ses sons étranges d’harmonicas électroniques ou je ne sais quoi tandis que l’autre est un sommet digne d’Herbie Hancock, période Chameleon, par exemple (bon, ok, c’est pas super loin dans le temps non plus, eheh). Soul Jazz Records continue en tout cas son défrichage hallucinant de qualité tant musicale que musicologique et l’on s’en félicite.
des gens comme le fameux Larry Levan du Paradise Garage et surtout celui qui avait devenir l’un de ses collaborateurs, le DJ Steve D’Acquisto. Sous son nom ou sous divers pseudonymes, il réalisa de nombreux disques, certains barrés dans le free-rock, d’autres dans le disco-funk, poussant le bouchon plus (trop ?) loin par exemple que David Byrne et son groupe. Un jour qu’il descendait dans l’East Village, il avisa une Tucker Torpedo garée en pente et, ni une ni deux, il s’y introduisit puis fonça avec jusqu’au premier disquaire venu afin d’acquérir le dernier tube de Donna Summer, MacArthur Park, et après il fit une pause pendant laquelle il mangea un carré Samos en entier mais ceci est une autre histoire… Il mourut d’une indigestion de carrés Samos en 1992. Donc, pour causer plus musicalement maintenant, on est tout de même globalement déçu par ce disque qui donne dans une sorte de funk-jazz aux lisières électroniques qui plut sans doute en son temps et sur scène mais qui là tourne un peu à vide. La voix, tantôt grave tantôt aigrelette, d’Arthur Russell y est sans doute pour quelque chose. Il y a néanmoins deux pépites dans ce CD, j’ai nommé les deux titres d’une de ses formations, à savoir Loose Joints et qui sont Pop your funk et le carton Is it all over my own face, deux morceaux gouvernés avec maestria dans les flots du funk le plus groovy (et c’est ni plus ni moins que Larry Levan qui mixe le second de ces deux titres, ça se pose là, non ?), Pop your funk étant très particulier avec ses sons étranges d’harmonicas électroniques ou je ne sais quoi tandis que l’autre est un sommet digne d’Herbie Hancock, période Chameleon, par exemple (bon, ok, c’est pas super loin dans le temps non plus, eheh). Soul Jazz Records continue en tout cas son défrichage hallucinant de qualité tant musicale que musicologique et l’on s’en félicite. Soul Jazz Records, 7 Broadwick Street, Soho, London W1F ODA, Angleterre
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